mardi 16 décembre 2008

Réminiscences.


[Tu sais amour,
je ne pourrai jamais me séparer de toi.]
Je regarde ce tableau, Turner, L'Aube après le naufrage et il me semble apercevoir ce qui me définit à présent : le calme - merveilleux - après la tempête - cinglante - , avec juste un chien pour bouffer ce qui reste de mes douleurs.
Il y a onze mois,
ma Rencontre a proféré à mon endroit des mots impardonnables.
Et pourtant.
Pourtant je lui ai pardonné.
L'Ami avait dit : les Carmélites disent que du coeur à la tête il n'y a que soixante centimètres d'écart.
Je ne l'avais pas cru.
Maintenant si.
Je sais.
Je t'ai pardonné.
Je t'ai pardonné.
Je me fiche de ce qu'autrui a pu en penser, ce que j'ai pu laisser échapper, qui aurait pu te faire du mal et qui est resté étranger à tes oreilles,grâces soient rendues.
Je t'ai pardonné.
Un jour je me suis dit : maintenant que nous sommes mortes, nous allons pouvoir renaître. Et nous sommes, de nouveau, nées. Nous avons prouvé à nous-mêmes que nous pouvions être phénix de nous-mêmes. Nous avons dépassé nous-mêmes pour devenir plus fortes.
Disparaître n'a plus lieu d'être.
Rien n'a jamais eu lieu que le lieu lui-même, le seul qui vaille la peine.
Notre amour.