mercredi 24 décembre 2008

Et la lumière est redevenue palpable

Libellule, à l'aube

Toucher ses cheveux c'est comme sentir son écorce
Palpiter sous mes doigts, un instant où je clos les yeux
Et où sa peau m'enlace en ses branches : soupir
Aveugle-moi
Lever la main, sentir les feuilles
S'exhiber sous la caresse
Murmure petit matin les larmes perlent et je revis
Nacre et boisé senteur de ciel tu es mon utopie
Lieu sans racines
Assassinat chlorophyllien les bouches se touchent les mains s'étreignent, tu es la foi
Qui déplacerait les chênes
L'instant où couleurs éclatent
Plaines inassouvies, silencieuses secrètes, son des méandres où les feuillages se taisent
Les rameaux te recouvrent arceau marbré de sombre

Ferme les yeux, j'y dépose mes lèvres
Le jour s'éteint, tu cries sans bruit
Astre de la nuit
Firmament sur terre