Je me suis perdue au printemps de la vie. Tant pis. Je t'en remercie de tout mon coeur. La fin au ventre, je t'étouffe dans mes bras, te prouve mon ardeur. Tu manques à mes tissus sans chaleur.
Regarde, regarde, jeunesse se passe. Je suis venue te dire à un moment d'égard, mégarde : ma vie faite de toi et moi, je nous aime à présent...
Amour secret d'alcôve, nous sommes tous comme des fauves. Il est temps que mes dragons viscéraux te détournent de nos vautours, tour à tour ils s'égarent. On se lâche.
Ton fantôme rôde, me hante. Autour de l'aube on nous attend. Nos visages anguleux, fébriles, se détériorent. Nos cages cutanées, granuleuses, élaborent une effraction à nos règles. Aussi bas qu'est le silence d'un prêtre, j'ai pris la parole à mon être.
Regarde, regarde, jeunesse se lâche. Je prie l'Elue de vivre tous tes moments blafards. Bavarde confesse ses tâches. Dans nos veines s'écoule le même sang...
Sommes-nous heureux ici et maintenant?
Possédant mon moi, tu y vois plus clair.
Je suis l'est et l'ouest, toi le nord et le sud.
Rends-toi sans mesure.
Que le temps me semble beau.
... M o n u n i v e r s u n p a r a d i s ...
Que le temps me semble beau.
Ailleurs, c'est ici.
J e n o u s a i m e à p r é s e n t .
