lundi 18 mai 2009

Il est minuit et demi, et je lis Baudelaire.


Tout est dans le titre.


Nan en fait c'est pas par plaisir, j'ai deux semaines très précisément pour pondre un article profond et réfléchi, de dix pages environ, sur la versification d'un poème de Baudelaire.
Le chouette c'est qu'on avait le choix,
le moins chouette c'est que j'ai pratiquement
jamais
fait de versif de ma vie.


Ce qui n'empêche pas : je l'aime ce poème.
Vous l'avez peut-être appris
sans trop comprendre que,
vous croyants pratiquants,
ou peut-être pas,
c'était l'incarnation du diable.


Sur ce, charmante compagnie, je vous laisse et m'en retourne à mes analyses numériques.



Comme les anges à l'oeil fauve,
Je reviendrai dans ton alcôve
Et vers toi glisserai sans bruit
Avec les ombres de la nuit ;

Et je te donnerai, ma brune,
Des baisers froids comme la lune
Et des caresses de serpent
Autour d'une fosse rampant.

Quand viendra le matin livide,
Tu trouveras ma place vide,
Où jusqu'au soir il fera froid.

Comme d'autres par la tendresse,
Sur ta vie et sur ta jeunesse,
Moi, je veux rêgner par l'effroi.




[OH, UN SOUVENIR]