La littérature est tout d'abord partie intégrante de la vie. Ce n'est pas un loisir. Je suis toujours sidérée quand j'entends que la littérature détend, comme le sport. La littérature est l'existence bis au seuil des failles qui fait que quand on pleurniche parce qu'on se sent ridiculement trop petit une phrase vient vous réveiller soudainement en vous collant une paire de baffes. "Mieux vaut être une petite fille qui joue à la guerre qu'une pleurnicharde qui joue à la petite fille." Vlan. A toutes les geignardes, gardez ça en mémoire. La littérature est ce qui réveille et remplace le café au petit déj.
La littérature se doit de rester secrète comme la foi qu'on porte et qui si elle est vraie n'est pas étalée. La littérature est part intégrante de l'ombre comme l'amour qu'on peut porter et qu'on ne voit pas parce que trop immense pour être défini avec des mots. La littérature a son corps fait de phrases mais de phrases qui ne peuvent trouver d'égales. Voilà pourquoi elle est unique.
Et puis la littérature, jamais je n'ai pu être aussi en colère, la littérature fait tout sauf le jeu des media, la littérature refuse le côté d'exploitation de ce qui ne sert pas, la littérature ne doit pas tomber dans le piège du tout consommable. Voilà. C'est entre autres pour toutes ces raisons que la voir dans Femme actuelle, non mais franchement, après "bonsoir chouchou" et les chiens de l'Elysée, rien ne me rend plus malade. Oui. Elle faisait partie de ma conception de la littérature. Avant. Avant ça.
Atterrée.
