jeudi 30 juillet 2009

An immense sadness feels over me.

J'ai maintenant la gorge serrée. Quand je vais sur le blog de Federman. On se dit. On a peur. Et. Puis voir s'en aller les gens, la mort ce n'est rien, c'est voir s'en aller les gens, c'est cela le pire. Peu à peu. Je ne le connais qu'à peine. Mais. J'y pense. Et. J'ai les yeux grossis de larmes. Déjà.
Il va me manquer, celui-là. L'air de rien. Il m'a fait rire. Beaucoup. Et sur Chut et sur A qui de Droit j'avais, là aussi les yeux grossis de larmes. Tout cela crée des liens. Et voir s'étioler les liens. Ca fait mal. Dans son coeur on se brise. Mais il faut. Tenir. Les morts nous regardent et s'amusent de nous car nous sommes si futiles. Nous oublions tellement. Et quand l'instant approche, nous nous effrayons. Mais c'est cela. Qui fait nous-mêmes. Si nous pensions, sans cesse à la mort, nous ne ferions plus rien. Et inversement. Si elle n'était pas là, nous ne ferions plus rien, non plus. Elle est là. C'est ainsi. C'est juste que la vie c'est bien. Et on aime. Full of Love. C'est dur de voir partir ceux qu'on aime.
Mon enterrement à moi sera joyeux. Avec de la musique. Des bulles. Et les cendres en Islande. La terre la plus proche de tout. Le centre du coeur de la terre. Je ne veux pas qu'on pleure. Parce que pleurer c'est se dire que c'est grave. Mais non. On reste là. On reste dans le coeur. Des gens. Ceux qui nous aiment.
Et c'est moi qui dis ça. Alors que là. Là maintenant les yeux. Gonflés de larmes. Larmes qui coulent.
Comment peut-on s'habituer à ça. Accepter. Que les gens qu'on aime, et les choses qu'on aime, un jour disparaîtront et que tout ça ne reviendra plus jamais. Comment peut-on.