dimanche 28 juin 2009

J'ai emmené la troupe, on est revenus, c'était pire.

De retour de Perpignan. On s'est bien amusés. Enfin presque. Le Corps a adoré plonger pendant des heures dans la mer à 22° mais Aiko Maboroshi s'est permis de s'endormir au soleil ce qui a mis Le Corps en colère vu que maintenant c'est elle qui a l'énorme coup de soleil rouge vif sur la fesse gauche. Moi je me suis reposé, j'ai pas mal lu, c'était chouette. Bardadrac La Mécanique du coeur Ostinato Rituel du mépris Des Enfers fabuleux Rose poussière Un Juif pour l'exemple et le très chiant pas fini qui le sera probablement jamais Le Dernier Monde de Céline Minard - c'est pas si chiant que ça en fait, les 140 premières pages sont géniales mais après ça part en vrille et on s'emmerde, grave. 140 pages bouffées en un jour suivies de 2 par éphéméride ensuite, ça doit vouloir tout dire.
Bien sûr La Narratologue a pas voulu tomber dans le coma, elle nous a infligé en entier Métalepse de Genette, et un début (marqué de suspicion) du Narrateur de Patron. Celle-là franchement, elle est jamais en vacances. Elle s'est même permis de dire que comme elle pouvait pas s'arrêter, eh bien ça voulait dire qu'en fait c'était ça à quoi nous nous destinions, la recherche, la narrato, ces conneries-là. C'était sans compter que nous sommes au moins trois sans compter Le Corps et que pour l'instant elle n'a pas obtenu l'unanimité.
J'ai écrit. Un tout petit peu. Mais honnêtement j'ai préféré lire. Ca faisait trop longtemps. Trop longtemps que des après-midi entières à. Et puis pioncer sur la plage avec un Genette posé sous la main, en cramant sa fesse gauche, honnêtement ça le fait.


De retour à la maison on a eu la surprise de trouver La Fourrure de ma tante Rachel de Federman (of course, Federman) dans une enveloppe sortie tout droit du bureau de Laure Limongi. Surprise car il est censé, finalement, sortir que le 9/9 (message perso de Friedrich Wolfgang qui m'a souhaité en plus de ça du courage beaucoup de courage pour le taf-torture ce qui m'a fait rire et pleurnicher en même temps vu que j'y étais pas encore mais vu aussi que ça m'a rappelé que j'y serais dans pas très longtemps). Et puis le pied, le dernier Chloé dispo sur le marché, La Vanité des somnambules. J'ai déjà commencé, naturellement. Et c'est bien parti, on est tous d'accord sur ce point-là, pour qu'il soit encore meilleur que Les Juins.
(Elle a pondu au moins quatre articles depuis qu'on est partis, on s'est arraché les cheveux ce matin, y en a trop c'est trop long. Alors que son blog était au point mort ou presque depuis un bout de temps. C'est bizarre la vie. Loi de Murphy pourrie. Bordel.)


On est tous d'accord : aimer est folie. Aimer est souffrance. C'est peut-être pour cela que La Narratologue n'a pas pu s'arrêter. Parce que là-dedans, on est tous touchés. Aimer est une maladie. Alors si on ne fait rien, on sombre dans la douleur et dans la folie.
Je promets que nous reviendrons tous à la mi-septembre avec de belles couleurs. Nous ne mourrons pas. Et quand nous t'apercevrons, il ne se passera rien. Que la joie de te revoir et une tonne de trucs à te soumettre, mais plus ce boum ces tremblements et ces crises de démence parce qu'il ne se passera jamais rien.