vendredi 27 mars 2009
Paranoïde, l'instance. [Poème surréaliste sous l'effet de la boisson énergisante au Ginseng de Carrouf.]
dévore l'être qui se meurt et l'extase sans fin recevoir la poussière goutte sur l'échafaud crevasse à plein temps de néantisation devenir l'ombre d'enfant à couettes et à rayures pendue au plafond avec de la marmelade pour lui refaire la peau on la veut la gamine on la fait sautiller du bout des doigts allez le bruit de la fissure elle pleure la crevasse elle crise la mômasse elle avait qu'à s'arracher les tresses, dévore la misanthrope misandraussi de retour et crève crevasse dévore mômasse la souffrance que tu as tienne le coeur entre les veines qui éclatent la souillure de tes psaumes avides du corps qui se dérobe extrémité dévastée du désir en creux qui ne se peut concrétiseer que par les doigts sinon les siens que deviendraient-ils s'ils s'immisçaient arides deviendraient ses lèvres gercées sa douceur immaculée profanée, dévore la souillure qui crisse sur le palier de ses nouvelles donnes avoir la mort l'utérus ravageur mordre les doigts hameçon fadasse comme si retrouver la plaine exempte des déraisons faut croire ma fille faut croire éternel néant mais pas pour toi pas pour toi condamnée à souffrir par-delà l'excellence le regarder lui gober le nez et rire au creux des lèvres elle meurt de pleine grâce elle crève de lui sa langue maternisante son scaphandre immaculée imparturée quelle élégance n'avoir jamais souillé le sol de son rejet, dévore elle te fait rêver son immaculation du ciel ses bras tendus elle crie sa bouche de travers elle meurt ta main contre sa joue elle pleure et te supplie de rester, mais ne rêve plus, tout est fini, et tu t'essouffles, et te gondoles, miroir, étouffé, dévastée, par l'horreur, dévorée, l'anathème, l'avoir frôlée, ton. corps. scellé. tes. paupières. closes. im.mon.de.ab.ju.re.a.m.n.i.o.p. s. y. c. h. o. s. e.
Saut du lit à
22:21
