Et j'ai eu la douleur monstre à l'idée qu'elle ait mal
mardi 24 mars 2009
Faire le deuil d'un rêve. Suite et fin. [De l'utilité des larmes.]
J'ai eu une grosse crise de larmes, à la pensée :
mais si je meurs elle sera malheureuse
et
tout à coup jme suis dit :
Mais tu l'aimes non?
Tu l'aimes?
Alors tu te dois de vivre.
Elle ne sera jamais à toi,
mais te regarder vivre
lui donnera un bonheur
que celui qu'elle aime ne pourra pas lui donner.
Parce qu'il s'agit de toi
et que malgré tout votre lien est unique.
Vivre pour elle.
Vivre aussi pour moi.
Parce qu'il n'y a pas le choix.
On te l'avait bien dit, non, que tu étais trop tournée du côté de la vie pour envisager une existence de cadavre - Rho bon, ça va.
Enfin merci, les filles.
Et merci, Chloé.
Faire le deuil d'un rêve. Mais bon. On survit. Rien ne compte que survivre.
Parce que si on meurt, on a plus le choix. On reste mort. Tandis que si on vit, eh bah on a toujours le choix. C'est pour ça que mourir est dommage.
Vous savez quoi, Chloé : je suis contente que vous soyez toujours là. Sinon je ne vous aurais jamais rencontrée. Et ça aussi, c'eût été trop dommage.
Alors les gens, quoi que vous enduriez : pensez que si vous mourez, vous n'aurez plus le choix entre vivre et mourir.
Et pensez que si vous mourez, vous satisfairez trop ceux qui vous haïssent.
Et pensez que si vous mourez, vous ne pourrez plus jamais rien contrôler sur vous-même.
A la place, pleurez.
Pleurez autant que vous le voulez.
Rien ne fait plus de bien.
Alors
... p l e u r e z ...
Les filles, par contre, je pose deux conditions à mon désir de vivre. Si vous m'aimez, je vous demande juste ça. Juste ça à respecter. Et je promets de vivre. Enfin mise à part ma voix. Mais elle finira bien par revenir d'entre les morts, parce qu'elle le peut, elle.
1) ne plus parler d'amour.
2) ne plus prononcer son nom.
C'est triste comme ça, mais ce sont les seules conditions pour que je cicatrise.
Et que ma voix revienne.
Un jour.
Saut du lit à
21:26
